biographie

Marine Lanier, née en 1981, vit entre Dieulefit et Madrid. Diplômée de l’ENSP d’Arles après des études de géographie, lettres et cinéma, elle est membre de la Casa de Velázquez en 2024-2025 et lauréate du Prix de la Maison Ruinart associé à Paris Photo. Représentée par la galerie Espace Jörg Brockmann, elle expose en France et à l’international. Elle publie trois livres aux éditions Poursuite et rejoint le collectif Tendance Floue en 2025.

Son travail s’inscrit dans une démarche éco-poétique, où le lien entre l’humain, le vivant et les forces invisibles du monde est mis en récit à travers des fables documentaires ouvertes au réalisme magique. Elle interroge des territoires-limites — îles, montagnes, frontières, abysses, déserts, volcans, forêts — où les personnages se fondent dans la nature, explorant la fusion entre mythe, mémoire et écologie.

EXPOSITION 

« Statment »

« Issue d’une famille d’horticulteurs et de marins, ma recherche est centrée sur le vivant, la structure clanique, le lien et l’appel de l’aventure. Mon approche relève de la fable documentaire et du « réalisme magique ». J’explore des lieux interlopes, inaccessibles, où planent le danger et le mystère : ancienne pépinière abandonnée, volcan endormi, barrage, terre marquée par les conflits et les tremblements de terre en Arménie, ou jardin-laboratoire au pied d’un glacier.

Les personnages marginaux et l’univers irrationnel me fascinent. Depuis plusieurs années, j’ai photographié des communautés masculines, deux frères vivant en autarcie, l’itinéraire de mon arrière-grand-père capitaine de vaisseau, des contrebandiers et déserteurs aux frontières, ainsi qu’un groupe d’hommes détenus élaborant un langage codé.

La question du récit et de la métamorphose traverse mon travail. Mon approche plastique est sensorielle, immersive, parfois hallucinée, portée par la lumière de l’éclipse, les symboles et les monochromes proches de la couleur des rêves. »

Marine Lanier